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Contrôleur·euse de gestion

Le contrôleur ou la contrôleuse de gestion transforme les chiffres de l'entreprise en informations utiles pour décider : budgets, prévisions, analyse des écarts et indicateurs de pilotage.

Le métier en pratique

Là où la comptabilité enregistre ce qui s'est passé, le contrôle de gestion cherche à expliquer et à anticiper. Le cycle annuel s'organise autour du budget, construit avec les responsables de départements, puis des prévisions révisées en cours d'année. Chaque mois, il faut produire le reporting, comparer le réalisé au budget, comprendre les écarts et les expliquer clairement à la direction.

Le métier comporte aussi une part importante d'analyses ponctuelles : rentabilité d'un produit, d'un client ou d'un site, calcul de coûts de revient, évaluation d'un investissement ou d'un projet. Il ou elle construit et entretient les outils de pilotage, souvent des tableaux de bord, et veille à la cohérence des données entre les systèmes.

En Suisse romande, le poste se rencontre dans l'industrie, notamment l'horlogerie et le medtech, dans les services, le commerce et dans les sièges de groupes internationaux de l'Arc lémanique. Dans une PME, il est souvent rattaché directement à la direction générale ; dans un groupe, il peut être dédié à une division, à un site de production ou au reporting vers le siège.

Le contrôleur ou la contrôleuse de gestion travaille avec la comptabilité, qui lui fournit les données, et avec les opérationnels, qui en sont les premiers utilisateurs. Une partie essentielle du rôle consiste à challenger les hypothèses des uns et des autres, sans perdre leur confiance.

Ce que recherchent les employeurs romands

Les employeurs attendent une base comptable solide, car on ne peut pas analyser des chiffres dont on ne comprend pas la construction, et une vraie aisance analytique : savoir isoler la cause d'un écart et la formuler simplement.

Excel avancé est presque toujours exigé, et l'expérience d'un ERP ou d'un outil de reporting et de visualisation est fréquemment demandée. Dans un groupe international, la connaissance d'un référentiel comme IFRS ou Swiss GAAP RPC et l'expérience de la consolidation sont des atouts.

Les qualités relationnelles comptent autant que la technique : présenter des résultats à une direction, discuter un budget avec un responsable opérationnel, dire ce qui ne va pas sans dramatiser. L'anglais est souvent requis dans les groupes, et une formation supérieure en gestion, en finance ou un brevet fédéral du domaine sont des parcours courants.

Évolutions possibles

  • Prendre la responsabilité du contrôle de gestion d'une division ou d'un groupe, puis encadrer une équipe.
  • Évoluer vers un rôle de Financial Controller ou de responsable financier d'une entité.
  • Se spécialiser dans la planification financière et l'analyse (FP&A) ou dans le contrôle de gestion industriel.
  • Rejoindre la direction financière d'une PME, avec une vision complète des finances de l'entreprise.

Intitulés équivalents

Business Controller · Contrôleur de gestion

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